Kemono no Souja Erin est à la base une série de romans de
Naoko Uehashi, auteur de Seirei no Moribito, qui a donné lieu à des adaptations en manga, puis en anime.
- Les romans :
Publiés par Kodansha entre 2006 et 2009, la série se divise en quatre volumes :
- Kemono no Souja 1 : Touda hen
- Kemono no Souja 2 : Ohjuu hen
- Kemono no Souja 3 : Tankyū hen
- Kemono no Souja 4 : Kanketsu hen
D'après ce que j'ai compris, l'anime adapterait les deux premiers volumes, tandis que les évènements des deux derniers se dérouleraient onze ans après ceux de la fin de l'adaptation.
En france, ce sont les Editions Milan qui s'occupent de les publier depuis juin 2009. Ils ont actuellement sortis les deux premiers tomes sous les titres :
- La Charmeuse de bêtes : Le livre des Todas
- La Charmeuse de bêtes : Le livre des Ôjûs
Et j'attends avec impatience qu'ils publient la suite pour pouvoir me jeter dessus. <3

- Le manga :
Dessiné par Itoe Takemoto, il est publié par Kadokawa également dans le Monthly Shonen Sirius depuis octobre 2008.
La série comprend actuellement 2 tomes, Kemono no Souja 1 et 2, et est toujours en cours de parution.
- L'anime :
- Fiche Technique :
Réalisateur : Takayuki Hamana (Prince of Tennis, Toshokan Sensou...)
Créateur Original : Nahoko Uehashi (Seirei no Moribito)
Directeur Artistique : Akira Suzuki (Scryed, réalistateur de Kodocha...)
Compositeur : Masayuki Sakamoto
Caracter-designer : Takayuki Goto (GITS:SAC 2nd GIG/SSS, HunterxHunter...)
Production : Transarts, Production I.G
Année de parution : 2009 (Janvier - Décembre)
Format : 50 épisodes de 25 minutes
- Principaux Seiyuus :
- Erin : Nanase Hoshii
Pour en dire deux mots, je trouve sa performance très bonne, notamment lorsqu'Erin est enfant, mais je trouve qu'elle manque un peu de force sur la phase adulte, en particulier lorsque le ton monte (colère, angoisse..). Ça n'en reste pas moins une très bonne performance qui participe beaucoup à l'attachement au personnage. =)
- Soyon : Eriko Hirata

Là par contre, j'ai adoré le travail de cette seiyuu du début à la fin. Elle rend à merveille le charisme, la maturité et la sensibilité du personnage de Soyon. =')
Et je ne citerais pas les autres personnages, non pas parce qu'ils ne sont pas importants, mais justement parce qu'ils sont tous importants, Kemono no Souja Erin ayant une galerie de personnages assez impressionnante. D'autant qu'ils apparaissent au fur et à mesure de l'histoire, donc autant ne pas vous spoiler. ;P
- Opening :
- Shizuku, chanté par Sumika Switch pour les 30 premiers épisodes,
- Shizuku toujours, mais chanté par Chitose Hajime pour les suivants.
- Ending :
- After the rain par Cossami pour les 30 premiers,
- Kitto Tsutaete par Takako Matsu pour les suivants.
Sources : ANN, Wiki, MAL...
- Synopsis :
Dans un monde où les guerres pour la conquête d’un territoire sont légions, l'empire de Ryoza qui est gouverné par une reine réussit à vivre dans la prospérité. Si ses frontières sont souvent menacées, elles ne sont cependant jamais franchies grâce à la stratégie du Grand Duc qui dirige l’armée. Cette dernière a un avantage majeur puisqu’elle est la seule à pouvoir utiliser des bêtes sauvages et colossales appelées Toudas durant les affrontements.
Les Toudas sont élevés dans le village d’Aka situé à l’intérieur du royaume, bien loin des champs de batailles. Soyon y vit avec sa fille Erin qu’elle élève seule depuis la mort de son mari et a pour mission de soigner les Toudas. Étant née dans le village de Kiri, avec sa fille elles ont la particularité d’avoir les yeux verts ce qui ne leur attire pas la sympathie de certains villageois. En regardant sa mère travailler, Erin tente d’apprendre tout ce qu’il faut savoir sur les Toudas afin de pouvoir exercer plus tard le même métier qu’elle. Cependant, la jeune fille comprendra vite qu’élever des Toudas n’est pas aussi jovial qu’elle le pense et que cette tâche contient sa part de risques. Elle sera alors partagée entre son amour pour eux et les règles du village qui veut s’en servir comme « armes de guerre ».
Source : Synopsis AnimeKa de Syaoran.
NB : Je vous encourage à faire attention à ce que vous pouvez lire ça et là sur la toile parce que que beaucoup des résumés que l'on peut lire font un gros spoil sur le début de la série, et je vous assure que celui-là il fait mal. XD
Notamment les résumés des bouquins font ce spoil aussi parce que l'histoire démarre plus vite ou en tout cas un peu différament et que cet évènement arrive plus tôt.

Avant même de commencer
Kemono no Souja Erin, j'avais de grosses attentes sur cette série, au risque d'être déçue. Mais forcément, de la part de l'auteur de
Seirei no Moribito, on ne pouvait que s'attendre à du très bon, et ce même si on me disait que la série visait un public plus jeune. Résultat des courses, je crois qu'au final je me suis encore plus attachée à
Erin qu'à
Seirei no Moribito.
Je ne dis pas que la série est meilleure, mais plus attachante oui. En tout cas pour moi.
Tout commence dans ce petit village où l'on apprend à connaître Erin et Soyon, mais aussi où l'on découvre tout le background de l'œuvre. Et ça donne un contraste assez surprenant, entre la joie et l'insouciance de la jeune Erin, et ce contexte de guerre et d'intrigues politiques dans les terres éloignées du royaume. Mais même au village d'Aka, on comprendra très vite que tout n'est pas rose pour Erin et sa mère, et qu'elles aussi doivent faire face aux pressions d'enjeux qui les dépassent.
C'est pas facile de parler d'
Erin sans vous spoiler, mais je vais faire de mon mieux. =P
Un des aspects les plus intéressants de l'œuvre est sa durée. Non pas les 50 épisodes (quoique ça y joue également), mais le fait que l'anime ne se cantonne pas à une courte période, mais va suivre Erin à différents stades de sa vie, jusqu'à ses 20ans je crois. Et c'est un vrai régal. Au cours de sa diffusion, je me suis parfois plainte de la lenteur de la série, et c'est vrai qu'elle n'est parfois pas très rapide. Mais quand on arrive au bout, on se rend compte que cette lenteur apparente, participe en fait à cette impression d'avoir cheminé avec la protagoniste, d'avoir grandi et évolué avec elle. Contrairement à d'autres séries, on ne passe pas par une phase de présentation des personnages que l'on suivra ensuite. Excepté bien sûr Erin et puis Soyon, les autres personnages vont apparaître (et réapparaitre éventuellement) tout au long de la série, au fur et à mesure que les pas d'Erin croisent les leurs. Et puis surtout, chacun de ces personnages (ou presque) va participer à la construction du caractère d'Erin, à ce qu'elle devient à la fin. Et la série insiste beaucoup sur cet aspect là, qu'ils jouent le rôle de parents, d'enseignants (les deux se recoupant d'ailleurs un peu) ou d'amis, Erin va apprendre et s'épanouir à leur contact, et c'est un vrai bonheur de suivre l'évolution depuis la gamine pleine de vie et curieuse de tout à la jeune femme qu'elle est à la fin. Je pense que les très nombreux flashbacks, qui peuvent paraître parfois un peu too much, servent aussi à montrer ça, comme quoi on n'oublie pas le passé et que c'est lui qui fait ce qu'on est aujourd'hui.
L'autre très gros point fort de la série, c'est qu'elle n'est pas idéalisée. Alors que les premiers temps peuvent paraître assez naïfs, on va petit à petit se rendre compte que la série est beaucoup plus mature qu'elle n'y paraît. Si le début peut nous amener à imaginer un déroulement assez classique, avec une héroïne qui réussira là où tout le monde a échoué rétablissant ainsi la paix (c'est un peu caricaturé mais c'est l'idée), on s'apercevra très vite que... que je ne vous en dirais pas plus. Sachez seulement que le dernier arc apporte son lot de frissons, que ce que vous teniez pour acquis ne l'est pas forcément, que la série est plus dure et plus intense qu'elle n'y paraissait (même si on avait eu un aperçu avant) et que j'ai eu les larmes aux yeux et la boule au ventre plus d'une fois. Le scénario est travaillé et devient de plus en plus passionnant au fur et à mesure que les deux échelles -celle des personnages et de ce qui les touche personnellement, et celle plus généraliste de l'intrigue politique autour du royaume- se recoupent pour n'en former plus qu'une seule.

Une autre grande réussite selon moi est la musique. Les piste marquantes ne sont pas si nombreuses que ça pour une série de cette longueur, mais c'est peut être justement ce qui fait qu'elles sont marquantes. Parce qu'on apprends à les connaître, qu'on s'y attache, chaque musique véhiculant son lot de souvenirs et d'émotions, que ce soit la douceur de
Lalarila Larila ou la force d'une version instrumentale de
Shizuku . Les génériques sont également très beaux, même si j'ai une préférence pour la première version de l'OP. En revanche j'adore les deux endings,
After the Rain pour son innocence et sa naïveté,
Kitto Tsutaete pour sa mélancolie et toutes les émotions qu'elle peut véhiculer. Il y a souvent une insert' pour renforcer une séquence importante et... ça marche.
Niveau graphismes, on a là encore une ambiance très particulière, assez surprenante au premier abord, avec des dessins style aquarelle ou crayonnés qui peuvent éventuellement ne pas plaire à certains, en particulier pour leur côté assez statique. Pour ma part, j'apprécie beaucoup, d'une part parce que je trouve les décors très jolis, d'autre part parce que ce style participe au charme de la série en faisant son originalité. Il n'y a guère que les yeux d'Erin et du reste du peuple de la brume qui m'ont fait bizarre au début, mais ça passe rapidement.
Quant à la façon de représenter les batailles ou tout du moins les phases violentes, c'est en fait principalement là que l'on comprends que le public visé est plus jeune, et encore. Elles sont représentées par des dessins symboliques relativement abstraits, qui atténuent la dureté de la chose, et c'est en cela que ça rend l'anime plus accessible à un public plus large. Maintenant, je trouve que s'ils atténuent la « violence », ils ne suppriment pas pour autant toute la dureté de ces scènes, parce que même si l'on évite les effusions de sang, on comprends (avec nos yeux d'adulte en tout cas) qu'on est très loin du pays des bisounours, et que ce sont parfois de véritables massacres qui nous sont masqués. D'autant plus que personnellement, je trouve que pour tout dessins et tout abstraits qu'ils soient, ils n'en restent pas moins par la force du trait et les couleurs utilisées assez « violents » justement. Toujours est-il que même sans considération de public visé, je trouve que c'est une réussite car ça leur permet de jouer sur un autre registre d'émotions que s'ils avaient montré la scène de but en blanc.
Il resterait énormément à dire sur
Kemono no Souja Erin, et en particulier sur Erin elle-même, qui est un personnage fabuleux qui évolue sans cesse pour devenir une héroïne au sens noble du terme, me rappelant un peu Nausicaa par certains aspects. Que ce soit sa force de caractère, son empathie, son innocence qui tend au fur et à mesure à disparaître, Erin pourrait porter à elle même tout le show sans que l'on ne s'ennuie une seconde.
Mais je ne développerais pas plus en avant, parce que ça pourrait vous spoiler et que là ce ne serait vraiment, vraiment pas cool.
En tout cas, si la lenteur et les nombreux flashback pourront en rebuter certains, de même éventuellement que la naïveté apparente du début (même si c'est pour ma part une des mes périodes préférées), je vous encourage tout de même à continuer, parce que la série se fait plus excellente d'épisode en épisode.
Kemono no Souja Erin est une vraie petite perle dont je me souviendrais encore longtemps. A ne surtout pas manquer !
Ashelia devant Kemono no Souja Erin~
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